10 août 2008

Que les choses soient bien claires


Touch my chains, bitches

Dirty South... Inventé par Outkast, modifié par Lil' Jon et mis au goût du jour par Cash Money Records. Ca bang, ça club, ça flash. Mais c'est à chier.


Comme le disait
Bun B y'a un petit temps : "back in the days all they ever did was doubt us, now the South is in the house and they can't do nothing about us". Et le drame est là.

On nous canarde de chansons aux instrus minimalistes, aux paroles vides de sens et dignes de scénards de pornos, soutenues par des clips aux mutiples zéros où les "artistes" (je préfère dire les hommes d'affaire) affichent leur nouvelle richesse un maximum.


L'impertinence et la démesure sont de mise. Deux valeurs immorales mais qui semblent convenables aux yeux de la populace Nord-Américaine. La démesure a toujours été le moteur de l'économie ricaine et ça ne m'étonne pas de voir Lil' Wayne vendre des tonnes de disques grâce à son camion-limousine dans
lollipop. Faisant fis du respect de l'autre, les businessmen sudistes font la course à la gloire : chacun prétend être le meilleur de sa génération.

Je n'ai aucune considération pour ces clowns du 21e siècle et ça me rend malade de voir le monde entier à leurs pieds. Mais, je me répète, ça ne m'étonne pas : ceci n'est que le fruit du travail du rouleau compresseur de la débilité, initié par les States il y quelques années déjà.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Et pas que le Dirty à mon humble avis. Du côté de New-York ou de Los Angeles, ça y va le string...

ça me fait d'autant plus plaisir que c'est toi qui le dit. Quand c'est moi qui parle des biatchs dans le monde du rap, je passe pour une féministe. Enfin une vision masculine de la situation :) :)

C'est juste pour le biz, pour rentrer dans le "game". Regarde Snoop Dogg, ça fait 15 ans qu'il est marié. Sa femme l'aurait quitté depuis longtemps mais elle sait que c'est juste pour l'image. Mais bon, c'est pas une raison !

Quant aux condisciples français dans le genre Booba qui se la joue aussi sur le thème de la "femme-objet", là, c'est le summum du summun. Y en a marre!

++